A Paris, rouler électrique coûte désormais plus cher que rouler à l'essence.


Recharger un véhicule électrique sur bornes publiques de jour coûte désormais plus cher que faire le plein d'essence : un constat qui interroge l'équité de la transition énergétique en milieu urbain.
































À Paris en 2026, rouler électrique en recharge publique peut coûter 38% plus cher que rouler à l'essence.

Ce constat ne relève ni de la polémique ni de la théorie : il est issu d'un usage réel, quotidien, à Paris.


Un écart de coût de 38% défavorable à l'électrique.


Sur un peu plus de 800 kilomètres parcourus dans Paris avec une Fiat 500 électrique, rechargée exclusivement sur des bornes publiques en journée (Belib'), la dépense énergétique atteint :


 12,5 € pour 100 km.

(18kWh/100km lu sur ordinateur de bord* à ~0.69€/kWh*).








À titre de comparaison, une petite voiture thermique essence (C1, Aygo, 208 - 5L/100km) revient à : 


9 € pour 100 km,

au prix de 1,80€ le litre d'essence.

 

Ces chiffres ne remettent pas en cause les qualités intrinsèques du véhicule électrique :

- silence,

- confort,

- efficacité énergétique,

- réduction des émissions locales,

- gratuité du stationnement.


Ils mettent en lumière un angle mort de la transition : le prix et l'accès à l'énergie en ville.


Une inégalité d'accès à la recharge résidentielle.


Le modèle dominant suppose implicitement que l'automobiliste électrique recharge chez lui, la nuit, à tarif modéré (0.16€/kWh).


Or cette hypothèse est largement fausse à Paris.


Une part importante des citadins ne dispose ni de garage ni de prise privée et dépend entièrement de la recharge publique, souvent en journée, au tarif le plus élevé (* 0,69/kWh stationnement inclu Belib').


Dans ces conditions, le coût du kilowattheure devient un facteur de différenciation économique.


Non pas entre convaincus et réfractaires de l'électrique, mais entre ceux qui ont accès à une recharge résidentielle et les autres.


Un paradoxe économique.


Pendant longtemps, l'avantage économique a été un argument central en faveur de l'électrique.


Il disparaît lorsque l'électricité publique est facturée sans modulation incitative ni politique tarifaire cohérente.


Le résultat est paradoxal : une solution technologiquement vertueuse, mais économiquement contre-intuitive pour certains usagers urbains.


Repenser les conditions de la transition.


La question n'est donc plus de savoir s'il faut électrifier la mobilité.


La question est de savoir à quelles conditions économiques et urbaines cette électrification reste accessible.


Sans tarification différenciée, sans développement massif de la recharge résidentielle et sans intégration réelle de la recharge dans l'aménagement urbain, la transition électrique risque de devenir une solution inégalitaire discriminante.


Le terrain ne conteste pas l'objectif.

Il rappelle simplement que l'économie du quotidien décide toujours de l'adoption réelle.


Sources : Belib', Fiat, ADEME, Citroên, Toyota, Total Energie.


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CONCEPTION & REALISATION

Octobre 2025


Philippe Géraudel.

Multi-entrepreneurs.

ESSEC, Boston Consulting Group.

geraudel@hotmail.com

www.geraudel.online



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